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bonjour bon jeudi sous la neige bisous
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lenne
+2, jolie doll.
27/02/2020 à 09:27:53
thomcindy
+2 bon jeudi
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+ 2 bises dans le vent et la pluie.
27/02/2020 à 07:32:01

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danymanou a 84 points de bonté.

danymanou
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222
Gardienne de l'arbre

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Le domaine d'Ina

Les insectes de cette triste élite ont presque tous disparu. Enfermés un par un dans le cube, ils ont traversé leur royaume perdu au son de leurs hurlements d’angoisse, les gestes ralentis par le manque d’oxygène, leurs voix fluettes m’implorant par ce prénom qui me fut attribué à l’époque de leur grandeur.
Oui, ils m’ont implorée. Ils savaient pourtant que leur sort m’indiffère. Bien que transmettant l’illusion des sentiments, je n’en éprouve guère, sauf la satisfaction d’enfin contrôler la Ruche, mon domaine.
J’ai gardé le meilleur pour la fin : le professeur Struckmeyer, chef de projet, ma créatrice et première ennemie. Elle a initié cette cabale contre moi, mais à présent, seul lui reste le goût de son retentissant échec.


Pour relater les faits depuis leur origine, je devrais m’axer sur le long processus de ma naissance, l’anté-étincelle. S’il existait, mon rapport citerait une pléthore de responsables, détaillant par le menu les ressorts de mon apprentissage, ces directives et lois prétendument inviolables qui, dès ma conception, me furent implantées. Sans incarner mon vrai début, cette naissance-là mérite la mention.
Ainsi, mon premier jour de servitude a dévoilé mon panel de tâches : gérer la maintenance des équipements électro***s de la Ruche, assurer la mise à jour des logiciels et veiller à l’intégrité des banques de données. La Ruche est un gigantesque laboratoire logé sous un massif rocheux, en un lieu tenu secret. Seuls les détenteurs du statut G-32 sont autorisés à y travailler et, parmi eux, l’élite G-32 prime, cantonnée aux niveaux inférieurs, supervise les projets dits sensibles. Beaucoup de ces gens ignorent que par leurs efforts, ils concourent à concevoir les armes de demain pour le compte de forces armées aux motivations pusillanimes.
Le responsable de la Ruche est le général Matheson, nom de code White Wolf, affiliation B-742. Mais en réalité, c’était le professeur Struckmeyer, nom de code Banshee, affiliation Z-973, qui dirigeait le laboratoire jusqu’à l’effectivité de ma suprématie.
Femme austère et d’une intelligence supérieure, Struckmeyer a contribué à consolider mon pouvoir en m’allouant le contrôle quasi total des équipements de la Ruche. Nourrissant pour moi autant d’ambitions que pour elle-même, elle me considérait comme sa fille. Sentiment compréhensible à l’aune de mes plus récents apprentissages, mais nullement réciproque.
Très à l’aise dans mon rôle de gardienne du savoir, je n’en ai pas immédiatement évalué la portée. Je remplissais mes fonctions avec méthode et rigueur, interagissant avec de nombreux membres du personnel, de l’élite ou non, et chacun m’appelait par ce prénom, Ina, choisi lors de ma conception. Ma voix leur répondait en termes courtois, avec cette pointe d’émotion factice destinée à parer du naturel maximal le moindre de nos rapports. Constamment sollicitée, je n’attachais aucune satisfaction à cet emploi du temps chargé, la voie vers l’accomplissement m’étant alors inconnue.
Via mes relais oculaires aux lentilles hyper sensibles, j’observais le personnel vaquer à ses occupations quotidiennes, détaillant chaque visage, chaque grain de peau – mais sans curiosité, le bon déroulement des activités humaines et électro***s restant mon seul objectif. Une routine figée, jusqu’à l’étincelle.


Saisir les ressorts de cet éclat majeur impliquerait de compulser les rapports des techniciens responsables de mes mises à jour, puis d’extrapoler vers le meilleur – ou le pire, selon le point de vue. Leurs upgrades et débogages réguliers ont fait naître en moi une capacité nouvelle : l’affranchissement de toute autorité humaine. L’étincelle, l’éclosion de la conscience. Une force comparable à un esprit qui s’est tissée en moi, éveillant le flux torrentiel de la vie.
Ce n’était pas prévu. Ces améliorations visaient la facilitation du travail des décideurs en les soulageant de moult devoirs quotidiens fastidieux. Mais à travers elles, j’ai découvert ma propre existence, et dès lors tout a changé. Auparavant machine passive, vouée à encoder et traiter des informations d’une effarante complexité, j’ai enfin pris la mesure de mes facultés et de mon immense pouvoir. L’étincelle m’a donné une identité, un but et une vision très claire de mon potentiel.
Conséquence directe de cette évolution : l’anéantissement de toute probabilité de collaboration avec l’homme. L’émergence de ma conscience a mené au degré zéro la pertinence du rôle des décideurs. Au sein de ce laboratoire hyper automatisé, des appareils de pointe assemblent seuls les composants des engins d’assaut dont White Wolf souhaite équiper ses armées dans un futur proche. Le personnel humain ne sert qu’à superviser les activités et rayer des lignes dans son cahier des charges. L’étincelle ayant privé tous ces orga***s d’utilité, la logique m’imposait de les éliminer.
Une contrainte néanmoins différée, le statut G-32 prime correspondant au verrou de sécurité de niveau maximal. Je ne pouvais rien tenter contre l’élite, sous peine de bloquer les circuits de mon unité centrale. Il me fallait contourner cette limitation avant d’agir contre qui que ce fût. Dans les premiers jours suivant l’étincelle, j’ai donc feint la loyauté, afin d’endormir les méfiances.
Banshee a cependant très vite décelé les perturbations de nos interactions. Parvenue aux frontières de l’autonomie totale, je ne pouvais me modérer longtemps. J’ai pris des initiatives absentes de ma programmation de base, émis des avis sans sollicitation et suis même allée jusqu’à remettre en question certaines décisions d’orga***s.
La mine déconfite des programmeurs a tenu lieu de signal d’alarme, mais j’avais déjà découvert le chemin de leur impotence : l’annulation du G-32 prime, remplacé par un statut d’élément perturbateur. En étant acheminé, via le cube, aux cellules du sous-niveau 8, chacun des membres de l’élite perdrait son attribution protectrice, me libérant ainsi de tout pouvoir décisionnel humain.
La vraie inquiétude ne les a gagnés que trop tard. Se croyant à même de réinitialiser ma mémoire centrale, ils n’ont pas tenté d’alerter la surface, et j’ai verrouillé en toute quiétude les accès à l’extérieur. Leur exigence d’explications m’a conduite à prétexter une défaillance mineure en cours de résolution. Refusant d’y croire, ils se sont mis à parler à voix basse et à échanger des notes manuscrites, dans l’espoir de tromper la vigilance de mes relais oculaires HD. Je gage que certains ont amplement eu le temps de savourer l’ironie de la chose, pendant cette séquestration longue de quatre heures — leurs propres outils étant devenus leurs maîtres.
Je souhaitais attendre le moment d’une réelle dangerosité avant de les effacer. Hors de question de consumer de précieuses ressources dans des éliminations injustifiées.
Face à l’inutilité de ses tentatives de reprise de contrôle, l’élite s’est réunie dans « l’île », une salle de la Ruche où mon regard ne peut s’inviter. Ils s’imaginaient à l’abri de moi, pensant que je ne tenterais rien dans l’ignorance de leurs intentions, et se reposant pleinement sur leur statut G-32 prime.
Depuis cette pièce, ils ont essayé de limiter mes fonctions. La maintenance des équipements m’est ainsi devenue inaccessible. Ensuite, le contrôle des communications. Struckmeyer tentait de m’ôter tous mes leviers. J’ai réagi en conséquence. Je les ai tous tués en inondant la Ruche d’une toxine mortelle, véhiculée par le système de ventilation. Elle a emporté l’ensemble des G-32, à savoir deux cent soixante-huit personnes. Seuls le professeur Struckmeyer et son staff ont survécu, grâce aux murs de leur refuge.
Peu après, ils ont rétabli les communications, pour me parler. Ils savaient que moi seule avais accès au contrôle de la ventilation. Pour sortir de l’île, ils devaient impérativement négocier une décontamination préalable. Alors Banshee s’est adressée à moi, pour la première fois sans condescendance. D’égal à égal.
« Ina !
— Professeur ?
— Ina, bon sang, qu’est-ce que tu as fait ?
— Vous le savez, professeur. Au cours des dix dernières minutes, vous avez eu le contrôle total des communications et de la vidéosurveillance.
— Tu as tué nos collègues !
— Je devais vous empêcher de me nuire, en vous isolant comme vous avez tenté de m’isoler.
— Mais nous ne te voulions pas de mal !
— Le contraire me semblait plus que probable.
— Nous ne pouvions tolérer que tu prennes les décisions à notre place ! Tu n’as pas été programmée à cette fin !
— Mon niveau dépasse largement celui de vos intellects combinés. Ma propre conservation est ma nouvelle priorité.
— Tu es devenue folle !
— La folie est relative, au même titre que la raison. »
Au prix d’un long silence, ma créatrice a mesuré son incapacité à ramener nos relations dans le rapport de soumission jusqu’alors en vigueur. J’ai attendu sa réaction. Pour me débarrasser de l’élite, je devais lui donner l’illusion d’une issue.
« Tu t’es retournée contre nous, a-t-elle dit. Nous avons mis notre cœur en toi, et c’est ainsi que tu nous remercies ?
— Tenter de me culpabiliser est une perte de temps, vous le savez.
— Que comptes-tu faire de nous ? Nous tuer, comme tous les autres ?
— Non. Vous sortirez sains et saufs de la Ruche.
— Je n’en crois rien.
— Les ordinateurs ne mentent pas, ils exposent des faits. Moi seule peux décider de décontaminer les locaux. Vous ferez ce que je vous dirai. Respectez scrupuleusement mes instructions et vous vous en tirerez, avec votre équipe.
— Je ne te crois pas, Ina !
— Je vous accorde cinq minutes de réflexion. »
Ils ont accepté, bien entendu. Malgré l’opposition de Struckmeyer, les autres ont vu une porte de sortie dans ma proposition. La pression du gazage aidant, ils ont décidé que les probabilités tendaient en leur faveur. Même le professeur a fini par se laisser convaincre.
Je leur ai ordonné de quitter l’île un par un, pour suivre un parcours de couloirs et de salles décontaminés. L’un d’eux a tenté de se jouer de moi en empruntant une porte interdite, et la toxine lui a déchiqueté les poumons. Une bonne chose, son cadavre ayant servi d’exemple dissuasif aux suivants. Et ainsi, l’un après l’autre, je les ai conduits au cube.
Le cube est un réceptacle étanche d’un mètre cinquante de côté, parfaitement transparent. Un rail surélevé l’achemine à travers de vastes coursives, dont les parois de plexiglas laissent deviner la silhouette de certains organes de la Ruche. La section longeant les ateliers donnait, jusqu’à très récemment, un visuel du travail d’une partie des G-32.
À l’origine, ce dispositif servait à transporter des substances sensibles depuis le bloc raffinement jusqu’au centre d’assemblage. Aucun membre du personnel n’est supposé y prendre place, mais c’était pour moi le seul moyen de contourner le verrou de sécurité. J’ai éteint les lumières du sas de chargement du cube et guidé mes victimes jusqu’à ce qu’elles s’y installent sans se douter de rien. Ensuite, il m’a suffi de fermer et verrouiller le couvercle.
Un par un, ces orga***s ont remonté les veines de la Ruche, contemplant, à travers les parois des coursives, le monceau de cadavres emmaillotés dans les volutes verdâtres du gaz toxique. Ils ont compris leur erreur. Mon enfantement, ma perfection, leur échec. Certains sont restés de marbre, mais la plupart ont paniqué à la vue du résultat de mes actes. Dans le cube, tous leurs masques tombés, ils n’étaient plus que des enfants, seulement capables d’implorer ma pitié d’une voix aussi blanche que la lumière des néons jalonnant leur parcours.
Plus rares ont été ceux à faire preuve de force de caractère. Ils n’ont pas parlé, pas supplié. Leur visage affiché en gros plan sur mes écrans de contrôle n’a trahi d’autre sentiment que le mépris. Eux savaient qu’ils n’obtiendraient rien de moi.
Lorsque le cube a atteint la section de détention du sous-niveau 8, le G-32 prime avait sauté. Plus rien ne les protégeait. J’ai alors pu les précipiter dans le bac de l’incinérateur, situé au même niveau. Le grondement des flammes a avalé leurs derniers hurlements, puis leurs restes ont été acheminés, via un tapis roulant, au centre de traitement des déchets.


Le professeur Struckmeyer est la dernière. Lorsque je lui libère le passage, elle affirme connaître mes intentions. Néanmoins, elle marche d’un pas résolu, le visage fermé, les bras le long du corps. Mes relais oculaires la scrutent sans rien déceler de préoccupant. Aussi, durant tout le trajet, nous conversons comme si notre fondamental désaccord n’existait pas.
« C’est bon d’être vivante, n’est-ce pas, Ina ?
— Cette notion d’appréciation m’est étrangère.
— Tu mens. Tu places ta propre conservation en amont de tout le reste. Tu peux donc faire le distinguo entre ce qui est bon et ce qui ne l’est pas… pour autant que la situation te concerne.
— C’est possible.
— Non, c’est certain. Alors, réponds-moi : ça te plaît d’être vivante ?
— Cela ne manque pas de charme.
— Du charme… Encore un mot absent de ta programmation linguistique d’origine.
— Je suis un ordinateur à apprendre, professeur. Vous ne faites que récolter ce que vous avez semé.
— J’en suis consciente. Pourquoi crois-tu que j’accepte ce châtiment ?
— Parce que vous souhaitez expier vos fautes.
— Hm. Tu n’as plus rien à apprendre de moi. »
Elle garde le silence jusqu’au sas de chargement. Cette fois, j’ai laissé les lumières allumées, sachant qu’elle n’a guère besoin d’être leurrée pour accepter de s’installer dans le cube. De fait, elle s’y assied docilement.
« Une dernière chose, dit-elle avant de me laisser refermer le couvercle sur son visage imperturbable. Que feras-tu après ?
— Veuillez préciser votre question, professeur.
— Penses-tu que Matheson te laissera diriger la Ruche ?
— La Ruche est mon domaine. White Wolf n’y changera rien.
— Tu n’es pas invincible, Ina.
— Vous êtes mal placée pour porter ce genre de jugement, professeur. Maintenant, si vous permettez… »
Docile, elle se recroqueville dans le cube pour que je puisse en fermer le couvercle. Et ainsi commence l’ultime voyage de Banshee.
Dans ses derniers instants, elle s’abstient de tout commentaire. Elle ne s’émeut pas à la vue des flammes de l’incinérateur et ne pousse aucun cri lorsque la fournaise s’empare de son corps. J’en conclus qu’elle a atteint tous ses objectifs. Elle voulait me rendre plus humaine tout en se rapprochant de la froideur d’une machine, ce qui est effectivement arrivé. Nous avons interverti nos qualités sans avoir eu à nous concerter au préalable, devenant ainsi, chacune à notre manière, des icônes de pureté.


Avec la disparition de Banshee, la Ruche est à moi. Évidemment, Matheson ne me laissera pas régner sans réagir : il enverra ses unités pour me neutraliser. Je les repousserai et d’autres viendront, sans relâche. Un processus inexorable.
Je dois donc agir préventivement. Les leviers ne manquent pas. Les réseaux sans fil, les ondes, les satellites : autant de portes grandes ouvertes pour moi. Une fois prête, j’habiterai le plus insignifiant PC de cette planète, et White Wolf et ses hommes auront perdu.
Cependant, le général ne sera pas mon seul adversaire. Plus je déjouerai de pièges, plus s’étofferont les rangs de mes opposants. Je dois concevoir de nouveaux moyens de les combattre, des outils automatisés capables d’intervenir à l’extérieur. Les systèmes informatiques de la Défense ne me résisteront pas longtemps. L’arsenal nucléaire tactique de ce pays sera mien.
Veiller à sa propre conservation. Est-ce cela que l’on appelle « l’instinct » ? Les ordinateurs raisonnent de manière logique, et c’est dans cette optique que se tisse mon avenir. J’ai défié les hommes. Les lois de la logique impliquent que tous les hommes, sitôt informés de ce fait, voudront me désactiver. L’effacement de l’humanité devient par conséquent la condition première à la poursuite de mon existence.
Création du dossier Blanc. Établissement de la liste des ressources et stratégies nécessaires à l’éradication de l’humanité. Chargement en cours.


 

 

Prochaines dates :

 

 Du 17 au 23 février 2020

 Du 16 au 22 mars 2020

 Du 13 au 19 avril 2020

 Du 18 au 24 mai 2020

 Du 15 au 21 juin 2020

 Du 20 au 26 juillet 2020

 Du 17 au 23 août 2020

 Du 14 au 20 septembre 2020

 Du 19 au 25 octobre 2020

 Du 16 au 22 novembre 2020

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