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mari-90615
Selon les scientifiques, commencer le travail...
22/08/2019 à 15:40:17
leilla-love
+2 Belle journée avec un beau soleil...
22/08/2019 à 11:09:41
folliedouce
+ 2 au soleil.
22/08/2019 à 09:47:36
ilka8
Dame Isabelle te remercie pour tes tous votes...
22/08/2019 à 08:43:48

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danymanou a 84 points de bonté.

danymanou
Niveau
215
Gardienne de l'arbre

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bonjour pas de vote le mardi 20 je pars trés tot et renterais tard ne voter pas ceux ci ne seront pas rendu merci 

Sacrée Châtaigne... Les aventures d'une passionnée de pêche.

Septembre 2010
— Andréééé !!! Ça ne mord pas !!!
— Sois patiente un peu, on n’est là que depuis dix minutes.
— C’est le vers que tu m’as donné... il ne vaut rien !
— Il est parfait... surveille ton bouchon.
— Je vais changer de place, c’est nul ici !
— Oui.. c’est ça... change de place...
— Qu’est-ce que tu dis ?
— Rien... rien... Je dis que... c’est un bel endroit.
— Pas du tout... y’a pas de poisson dans ton étang ! Je bouge....
André, impassible, ne relève pas la dernière remarque de sa femme. Il la connait par cœur sa Jeanine. Cela fait bientôt cinquante ans qu’il est marié à cette tornade bouillonnante. Une vraie pile électrique, jamais malade, jamais fatiguée, toujours à courir bien vissée sur ses talons aiguilles de douze centimètres. Cela fait des lustres qu’elle cavale avec ses tatanes vernies de compétition. Toute sa vie elle a couru ! Après le bus, après le train, dans le métro, dans les allées des Galeries Farfouillettes, dans les étages de la Lloyds Bank où elle traquait le chèque volé, le chèque en bois, le chèque en blanc, le cheikh arabe, son meilleur client... enfin... le plus riche, quoi ! Pas une entorse ! Oui, vous lisez bien ! Pas une entorse ! Fi des jours de verglas qui ne la faisaient même pas trembler, tout juste quelques glissades bien maîtrisées, un petit rattrapage aux branches des panneaux de la voirie ou au pardessus bon chic bon genre du pauvre gars qui la précédait. Et c’est tout !!! Jeanine, c’était l’Égérie marathonienne des grands couturiers, la Zatopek du 8e arrondissement, la Mimoun du boulevard Haussmann.
Elle pouvait donc déambuler au gré de sa fantaisie autour de ce charmant petit lac de Dordogne, André resterait concentré à la fois sur son journal et sur son bouchon. Cette acrobatie oculaire n’entraverait en rien sa propension naturelle à savourer le calme ambiant à partir de l’instant béni où sa douce voudrait bien se taire. Cependant, il ne la quittait jamais bien longtemps du regard. Cette vive épouse, aussi coquette fût-elle avec ses escarpins, son tailleur Chanel et ses jambes admirables, devenait incontrôlable dès qu’elle enfilait, et c’était le cas ce jour, une tenue plus décontractée. Ses petites tennis blanches à semelle de caoutchouc choisies pour l’occasion, s’accordaient parfaitement à la jupette en toile bleu marine, mais Jeanine n’avait jamais su marcher avec des chaussures plates et se mouvoir en terrain champêtre relevait, pour elle, d’une digne épreuve de Boot Camp. Les hautes herbes qui entouraient souvent les lieux de pêche attendaient la sportive avec délectation. Fourbes et vicieuses, elles avaient maintes fois activé leur piège glissant, précipitant la belle dans l’eau. Mouillée jusqu’aux mollets, son cri strident arrachait alors les tympans des promeneurs en goguette qui fuyaient prestement les lieux, ou, au contraire, qui s’approchaient, rigolards, pour s’en payer une bonne tranche. 
— À l’aiiiiiiiiide !!! Je me nôaaaaaaa !!!
André s’éjectait de son pliant avec la rapidité d’un jaguar tout en criant de ne pas lâcher la canne. Paroles inutiles, sa femme s’y accrochait tel un enfant scotché à la perche du maître-nageur lors du premier saut dans le grand bain. Il avait souvent suggéré à sa naïade d’apprendre à nager correctement mais les œillades assassines qu’elle lui lançait valaient bien tous les discours. Inconcevable pour cette Polonaise pure souche d’aller se *** les pieds dans un pédiluve sordide et encore moins d’aller tremper ses fesses dans une baignoire collective. Comme chacun sait, les Slaves sont propres, les Français crados. 
Combien de fois ne l’avait-il pas dépêtrée de situations inextricables plus rocambolesques les unes que les autres ! L’hameçon et le fil plantés, entortillés dans les arbres, ce n’était rien comparé à cette mouette bretonne criarde qui s’était barrée avec la ligne dans le bec, faisant dérouler le moulinet à toute blinde ! Et ce jour mémorable où l’anguille s’était décrochée au-dessus de la poussette de la gamine ! La bestiole gluante s’était faufilée dans le dos de la mouflette horrifiée. Une autre fois, Jeanine avait même réussi à se flanquer par terre et à s’ouvrir l’arcade sur l’u*** pierre saillante de cette jolie petite rive du Canal de l’Ourcq. Le manche de l’énorme épuisette qu’elle trimbalait fièrement venait de se rebiffer et de l’envoyer à dame par un savant croc-en jambe.
Mais aujourd’hui, André était confiant. Le cadre enchanteur de ce petit coin périgourdin serait propice au repos, à la détente et pour quelques heures, il oublierait le mal sournois qui le rongeait un peu plus chaque jour et partagerait avec Jeanine encore un doux moment de complicité. Il adorait lui faire plaisir et lui avait offert tout récemment une canne à pêche en fibre de carbone bien légère afin qu’elle pêche plus facilement. Le pique-*** attendait sagement dans le panier en osier, fidèle ami de ce couple attachant. S’il avait pu parler, ce panier aurait conté mille et une anecdotes familiales car il était leur incontournable compagnon d’aventure. Se doutait-il qu’il serait ici-même lâchement abandonné au pied d’un arbre et qu’il ne reverrait jamais plus ses maîtres ?
Jeanine scrutait la plume immobile, satisfaite de sa nouvelle canne. Elle guettait les petits mouvements à la surface de l’eau mais rien ne venait titiller son appât. Elle avisa un petit talus et se dit qu’une grimpette au sommet lui permettrait de vérifier si l’étang était poissonneux où s’il faudrait se rabattre sur la poissonnerie de Sarlat. La jugeote féminine porte en son sein un cheminement logique qui laisse plus d’un homme pantois. André s’est longtemps demandé quel éclair de génie avait traversé son épouse pour qu’elle escalade à bride-abattue la montée terreuse qui servirait de promontoire. Hélas, l’observation n’aurait pas lieu. Une ligne électrique en avait décidé autrement et mettrait fin à la fabuleuse carrière de Jeanine, The Serial killer of the gardons. Le choc fut terrible. L’arc électrique se forma et le courant la traversa de la main droite au pied gauche. Elle s’écroula, électrisée. Le sang du Dédé ne fit qu’un tour. Il vola au secours de l’imprudente, prodigua les gestes de première urgence et appela les secours. Alors que l’ambulance fonçait vers l’hôpital de Bergerac, André , complètement déboussolé flanqua la canne ratatinée dans le coffre et démarra en oubliant le panier. 
Sérieusement brûlée mais quasiment guérie, Jeanine retrouva son foyer et ses godasses fondues, précieusement gardées comme trophée. Alors que son mari attentionné enduisait de crème le peton cramé, elle murmura tristement qu’une page se tournait, qu’elle n’irait plus pêcher. Les escarpins vernis, définitivement rangés, c’est désormais avec de bonnes chaussures aux pieds qu’ils continueraient leur route, main dans la main, le peu de temps qu’il leur resterait à passer ensemble.

Mars 2019
Repos dominical. Installée sur le ponton qui fait face à la mer Méditerranée, je plonge ma ligne dans la baie des Canoubiers. Le paysage de cette côte varoise est merveilleux en cette période hivernale. Au loin, le soleil se couche sur le massif des Maures. Le ciel est en feu, le Mistral souffle légèrement. Près de moi, un grand sac de toile épaisse contient tout un attirail qui fait mourir de jalousie les pêcheurs locaux. Je le surveille aussi férocement qu’une louve protège sa marmaille. Un feutre indélébile, comme mes souvenirs, a déposé quelques lettres sur le tissu rugueux : André G. 
Je me moque bien de la plume qui s’agite et que je ne regarde pas. Je me moque bien de la dorade qui passe et qui doit se tordre les nageoires de rire devant tant de nullité. Je me moque bien de la bourriche vide que j’ai sortie simplement pour lui faire prendre l’air... ou l’eau. Je souris en pensant que je ne crains rien, qu’aucune ligne électrique ne passe au-dessus de ma tête. J’aimerais bien que les deux absents me filent quand même un petit tuyau pour ne pas rentrer bredouille. Mes yeux coulent un peu.... C’est certainement la faute de ce foutu vent !

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