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danymanou a 84 points de bonté.

danymanou
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Cublocs

Cublocs à cinq heures ! La voix péremptoire dans les écouteurs du casque provoqua une brusque envie que je réussis à réprimer sauvagement. À cinq heures ! Ils allaient débouler à droite derrière moi. Je me retournai aussi rapidement que je pus dans ma lourde combinaison pour constater que le terrain avait déjà commencé à se modifier.

Il nous revenait la difficile mission de maintenir un poste avancé pour l’extraction du Cobalt19, un minéral qu’on supposait avoir des propriétés extraordinaires. Seulement les choses ne s’étaient pas passées comme prévu. La planète se comportait comme une marmite en fusion, au-dessus de laquelle de longues colonnes de plusieurs kilomètres de format hexagonal oscillaient comme des vagues. Ce n’était qu’une immense terrasse en mosaïques de basalte maintenue par un champ de lave souterrain provoqué par les effets de marée de la gigantesque planète gazeuse autour de laquelle elle orbitait.

Elles étaient imprévisibles, et de plus nous n’étions pas seuls.

L’expédition nous avait déposés près d’une source de lave qui jaillissait comme un volcan en éruption à la jointure de trois blocs. En prenant les précautions suffisantes, nous avions effectué les premiers prélèvements, mais nous n’avions pas anticipé les caprices de la planète. Alors que rien ne le laissait prévoir, un tiers de l’expédition mourut dans un lac de lave lors de l’affaissement d’un des trois blocs. Le reste du groupe ne dut sa survie que grâce à sa présence hors des habitats. Ils utilisèrent les jets propulseurs de leurs combinaisons pour s’éloigner par les airs sur un bloc voisin en emportant tout ce qu’ils pouvaient. Mais nous nous retrouvâmes naufragés, la barge qui nous avait déposés avait été détruite lors de l’accident. Et le vaisseau, même en l’absence de message de notre part, le transmetteur longue-distance était dans la barge, ne reviendrait que dans un mois ce qui nous laissait juste assez de vivres en nous rationnant.

Le premier qui les aperçut fut John Hopter alors qu’il faisait un relevé visuel des mouvements d’un bloc. Un léger reflet brillant attira son attention. Il mit en route ses propulseurs et prit quelques photos en altitude qu’il envoya ensuite sur les écrans de nos casques. Ils avaient alors une configuration particulière qui leur valut le sobriquet de Cublocs. Il faut bien dire que nos préoccupations étaient beaucoup plus axées sur notre survie plutôt que nous soucier de prendre contact avec une race extraterrestre. Aussi on nota l’info et on continua de préparer notre nouveau campement de fortune. On n’a pas idée de la vitesse d’une boule sur un terrain en pente surtout si sa masse est importante. Elle peut atteindre plusieurs centaines de kilomètres par heure. Au début nous ne comprîmes pas leurs déplacements. Ils roulaient assez loin de nous sur d’autres blocs, puis bifurquèrent brusquement au sommet d’une pente et sautèrent vers nous d’un bloc adjacent surélevé de dix mètres. Et profitant d’une configuration favorable du terrain, ils passèrent à l’offensive.
Bien qu’ils nous aient pris par surprise, heureusement prêts à tout, nous avions pu éviter la première charge. Ils semblaient jouer avec les modifications du terrain, profitant de l’affaissement d’un bloc pour franchir de longues distances en roulant dessus. Et ils avaient visiblement décidé de jouer avec nous. Le problème était leur taille, une sphère métallique d’une dizaine de mètres de diamètre entourée de curieux appendices souples tout autour. Ils leur servaient aussi bien d’accroches que d’amortisseurs. Nous supposions que chaque Cubloc avait un pilote, mais il ne sortait jamais de son véhicule. Et ils étaient intelligents, rompus à toutes les configurations du terrain. Nous les avions rapidement comparés aux légions romaines tant étaient sophistiqués leurs mouvements collectifs. Ils ne cessaient de coexister en adoptant des figures allant jusqu’à plusieurs centaines de Cublocs et il ne faisait aucun doute qu’ils communiquaient ensemble, bien que nous ne trouvâmes aucun canal de transmission pour prendre contact avec eux.

À partir de cet instant nous fûmes confrontés à deux problèmes, rester groupés proches du point d’extraction où le vaisseau devait nous recueillir, et éviter les Cublocs.

Après le désastre nous nous étions réorganisés en fonction des qualifications de chacun. Celui qui avait lancé l’alerte était John Young, un gars qui occupait avant un poste d’astronavigateur sur un croiseur. Ses seuls instruments étaient désormais un ballon captif bardé de caméras et de détecteurs de mouvements longue portée. J’ignorai d’où il tenait le sens de l’injonction, mais apparemment il obtenait ce qu’il voulait, à savoir l’attention immédiate de tous.
J’entendis un commentaire qui conforta ma première impression. « Ce mec finira par me faire ch... dans mon froc. »
Après quinze jours d’évitement, parfois plusieurs fois par jour, nous avions mis au point un système de cartographie électro*** qui nous donnait toutes les modifications du terrain en temps réel. Toutefois ce n’était pas sans risques, car il fallait s’approcher des parois entre les blocs et nous avions déjà perdu des hommes lors d’un décalage imprévu. Le frottement de deux blocs contigus provoquait des cassures et ils avaient hélas disparus dans des failles qui s’étaient ouvertes sous leurs pieds. C’est alors que Jensen, un sismologue informaticien eut une idée de génie. Il disposa ses détecteurs au centre du bloc, chacun vers une de ses six faces. Chaque face réfléchissait la moindre vibration due au frottement entre blocs. Mais il arrivait aussi après un filtrage numérique à obtenir les mouvements des autres blocs. Nous pouvions maintenant assurer une sécurité d’une longueur de cinq blocs ce qui nous laissait assez de marge pour réagir. La deuxième idée de génie fut celle de Newsun, spécialiste du traitement d’images. Pour s’occuper, il avait mis sur son écran de visière les différentes images qu’obtenait Jensen, à savoir les mouvements de terrain, les analyses sismiques et les mouvements des Cublocs que nous avions pu enregistrer. Enfin, enregistrés au début, car après nous avions compris qu’il nous fallait être des plus discrets. Mais en lançant des drones, nous avions réussi à enregistrer les configurations qu’affectionnaient les Cublocs. Et Newsun eut une intuition, une de ces intuitions qui peuvent changer le cours des choses. Je me souviens de sa remarque, comme s’il s’était étonné lui-même d’avoir compris.
— Leurs appendices, mais oui, comment je n’y avais pas pensé plus tôt ?
Sa remarque n’était pas passée inaperçue et on lui avait demandé des explications.
— Nous avions pensé qu’ils ne leur servaient que d’accroche et d’amortisseur, et peut-être pour modifier leur trajectoire. C’est probablement vrai, mais c’est beaucoup plus que cela. Regardez les réflexions des ondes sismiques et là, les configurations qu’ils prennent. Voyez, ils sont toujours au centre de leur bloc quand ils prennent cette forme en étoile. Et voyez comment Jensen met ses détecteurs.
Il fit un fondu des deux images en corrigeant l’échelle. Elles se superposaient parfaitement.
— Vous saisissez ?
— Ils analysent les mouvements du sol, fit Jensen fasciné.
— Je comprends maintenant qu’ils arrivent à nous trouver si facilement. Chaque Cubloc est un récepteur et ils se ***ctent sûrement entre eux. Le résultat est une chaîne de détecteurs des millions de fois plus sensibles que le nôtre. Mais pourquoi veulent-ils nous supprimer ? »
— J’ai peut-être la réponse, dit Newsun. Avez-vous vu qu’ils ne reposent jamais leur sphère à même le métal sur le sol ?
— Sans doute pour sonder le sol en continu, dit Jensen.
— Oui, mais qu’est-ce que cela changerait s’ils se posaient ?
— Hum, la résonance serait modifiée, comme cela ils peuvent amortir les vibrations.
— Tu as mis le doigt dessus.
— Tu veux dire que nous perturbons leur scan ?
— Oui c’est ce que je pense, aussi ils cherchent à nous attirer vers les failles. Heureusement ils sont tributaires des pentes et nous pouvons nous échapper avec nos propulseurs individuels. Mais cela crée énormément de vibrations et cela ne fait qu’amplifier leur réaction.
— D’accord, partons de cette hypothèse, comment atténuer cela ?
— Déjà il faudrait placer toutes les charges sur amortisseur et éviter de trop nous déplacer, dit Legros, chef de la logistique.
— Impossible, on n’en a pas assez et les conteneurs sont trop lourds de toute façon.
— Alors il reste les ballons, nous en avons des milliers en stock. Nous pensions les utiliser pour étudier l’atmosphère de la planète, mais nous n’en avons pas eu le temps. On peut les déployer rapidement.
— Et nous ?
— Idem, sous les ballons ! claqua John Young.
— On ne va pas passer les quinze derniers jours comme cela ! dit quelqu’un à qui l’idée ne plaisait pas du tout.
— Cela vaut le coup de faire un essai, non ? répliqua-t-il sur un ton qui ne tolérait aucune discussion.

Nous étions ainsi suspendus depuis deux jours à trouver le temps long quand les Cublocs refirent surface. Il restait très peu de matériel au sol, surtout les détecteurs de Jensen et des cabines qui nous servaient de latrines, car peu d’hommes acceptaient de faire dans leurs combinaisons, suspendus en plein ciel. Les déchets étaient transformés en plasma avec des torches et nous ne laissions rien sur la planète.
Jensen avait tracé sur la carte leur trajectoire la plus probable. Nous retenions tous notre souffle. Ils ne se pressèrent pas, et chose impensable, s’arrêtèrent au bord de notre bloc. La voix de Jensen retentit dans les écouteurs.
— Ne bougez pas, je détecte de nombreuses vibrations sonores. Elles viennent des appendices supérieurs, c’est ainsi qu’ils commu***nt. Pour l’instant c’est incompréhensible, mais j’ai mis une IA dessus. Ils ont sans doute élaboré un langage en relation avec leur planète, bien que j’ignore tout de leur anatomie.
— Une sémantique géométrique ?
— Peut-être symbolique, c’est très structuré en tout cas. L’IA recherche dans les enregistrements sismiques s’il y a des correspondances.
— La chauve-souris, fit un homme. Jensen pigea immédiatement.
— Bien vu, c’est une modulation de fréquence assez complexe, un sonar sophistiqué. Ils nous regardent et nous sondent.
— Je ne sens pas bien, dit une femme.
— Ce sont les infrasons, respirez calmement, augmentez votre oxygène. Ils scannent nos tissus mous.
— J’ai l’impression d’être pelotée par un rouleau à pâtisserie ! répondit-elle.
Un homme qui se trouvait vulnérable suspendu en l’air, paniqua.
— Les ballons, ils vont les crever !
— Calme-toi, ils sont indéchirables et ce ne sont surement pas des sons qui vont les faire éclater.
— Les ballons, ils bougent, je vous dis qu’ils bougent, reprit l’homme qui n’arrivait pas à reprendre son calme.
Newsun prit la parole.
— Je pense qu’ils ne comprennent pas ce que nous sommes. Il n’y a rien qui vole sur cette planète, et ils n’ont pensé qu’à se protéger des conditions infernales qui règnent ici.
— Oui, mais sont-ils orga***s ? Et si c’étaient une meute de robots qui avaient évolué piégés comme nous sur la planète ? Il n’y presque aucune végétation ici, je ne vois pas comment cela aurait pu aboutir à une société évoluée, car la sophistication de leurs détecteurs est le signe d’un développement technologique remarquable, dit Jensen.
— Oui et alors ? répondit Newsun
— C’est simplement que je m’inquiète de leurs réactions. Vont-ils comprendre notre fragilité ?
— Je reconnais que leur approche est un peu rude, mais pour l’instant nous sommes en sécurité. Leurs scans corporels sont achevés, je ne ressens plus rien. Mais il y a d’autres hypothèses, les conditions sur cette planète se sont peut-être modifiées au cours du temps. Ils auraient été contraints de s’enterrer en creusant des galeries dans les colonnes de basalte. L’énergie leur viendrait de la chaleur de la lave.
— Tu oublies la nourriture, il n’y a rien ici et il pleut rarement. De plus, la pluie s’évapore rapidement avec la chaleur.
— Il se passe quelque chose, dit un homme.
De fait, les Cublocs faisaient cercle autour d’un des leurs. Sa surface était différente des autres, le haut de la sphère avait pris une couleur noire qui semblait absorber l’énergie tout autour.
— Leur chef ? demanda Newson.
— Cela ne me semble pas compatible avec leurs déplacements en essaim. Jusque-là ils ont surtout utilisé une intelligence distribuée. Sur Terre il y a toute une branche de la robotique qui utilise ce concept en grande partie copié sur le vivant.
En dessous les Cublocs continuaient d’élargir leur cercle. Un technicien intervint.
— Réactions quantiques en surface. C’est prodigieux qu’ils réussissent à générer autant d’énergie. C’est une balise d’alerte ! Activez vos champs de protection !

Tous ces événements m’étaient revenus intégralement alors que furieux, je toisai le chef du vaisseau qui venait de nous secourir.
— Pourquoi vous ne nous aviez-vous pas prévenus ? lui demandai-je, hors de moi.
— Quoi, vous voulez parler des Cublocs, c’est bien ainsi que vous les appelez n’est-ce pas ? Ils se sont parfaitement comportés, magnifiquement adaptés à la planète. Le vrai problème c’était vous. En vous échappant constamment ils ne pouvaient pas vous identifier. Dès le deuxième jour sinon, vous auriez été secourus.

 

Prochaines dates :

 

 Du 13 au 19 avril 2020

 Du 18 au 24 mai 2020

 Du 15 au 21 juin 2020

 Du 20 au 26 juillet 2020

 Du 17 au 23 août 2020

 Du 14 au 20 septembre 2020

 Du 19 au 25 octobre 2020

 Du 16 au 22 novembre 2020

 Du 14 au 20 décembre 2020

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