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chriss64
coucou ! mes p'tits votes en mode fripons...
18/02/2020 à 18:20:57
anastasiat
+2 et les bisous du mardi :)
18/02/2020 à 15:02:10
ganey
Bisous du jour !
18/02/2020 à 13:43:43
caky-26
J'adore aussi les chalets, j'aimerais passer...
18/02/2020 à 12:53:35

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danymanou a 84 points de bonté.

danymanou
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Gardienne de l'arbre

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Les cinéphiles

— Ainsi vous êtes diplomate.
Je me reculais au fond de mon siège, un peu sceptique, mais tout de même intrigué par mon interlocuteur. Avec son large visage jovial, son front haut très dégarni, ses oreilles un peu trop décollées, il n’avait vraiment rien d’un haut fonctionnaire. Sous ses sourcils minces, pétillaient toutefois de petits yeux noirs qui trahissaient une intelligence et un esprit vifs. Il me regarda et sourit légèrement, en remontant simplement le coin droit de sa bouche :
— On peut sans doute dire les choses comme cela. Il contempla son verre où miroitaient des glaçons et ajouta : « d’un type particulier tout de même. »
J’attendais qu’il poursuive, ma curiosité aiguisée. Après un silence où il parut réfléchir, il se pencha vers moi, les coudes appuyés sur les genoux et prit un ton confidentiel : « Disons que je m’occupe des négociations difficiles, inhabituelles, qui sortent du cadre des relations diplomatiques traditionnelles auxquelles sont habitués les gouvernements. »
Il eut un léger coup d’œil circulaire, comme pour vérifier si personne d’autre ne l’écoutait. Il me semblait en faire un peu trop : le grand hall de l’hôtel était désert à cette heure tardive. Un type au bar finissait son dernier verre devant le serveur qui polissait pensivement son comptoir et un couple enlacé échangeait quelques promesses tout au fond.
Il reprit : « Je suis un spécialiste des cas tordus. On fait appel à moi quand les autres ont échoué. J’agis dans l’ombre. »
— Et je présume que vous résolvez tous les problèmes en un claquement de doigts. Il prit un air sombre. — Non bien sûr et j’ai eu mes échecs. Mais je vois que vous ne me prenez pas au sérieux et il se fait tard. Heureux de vous avoir rencontré, jeune homme.
Il fit mine de se lever et je le retins par la manche.
— D’accord, d’accord, je vous ai taquiné un peu ! Oubliez ça et parlez-moi des affaires que vous avez traitées.
Il hésita un instant, paraissant me jauger puis se rassit. « Vous devez détenir pas mal de secrets, j’imagine. De gros trucs dont on n’a jamais parlé à la télé ? »
Il marqua de nouveau un temps en rapprochant un peu son siège du mien.
— Plus que vous ne le pensez en fait, croyez-moi. J’ai trempé dans toutes les grosses affaires politiques ou économiques de ces vingt dernières années. J’ai côtoyé tout ce que la planète compte de types importants, connus ou inconnus, des chefs d’état, des dictateurs, des gens bien et des crapules. J’ai négocié des milliards, des traités de paix et des territoires grands comme le Texas. J’ai dû éviter plusieurs guerres et enrichir pas mal de personnes. Et tout ça n’était pas dans les journaux, mon petit.
Il m’énervait un peu avec sa façon de me prendre pour un gosse, mais je ne voulais plus le brusquer. Il fallait que j’en sache plus. Soit ce type était un mythomane, soit j’étais tombé sur l’oiseau rare. Je décidai de l’asticoter un peu :
— Attendez ! Ne me dites pas qu’avec tout ça dans la tête vous pouvez vous promener seul dans les rues et causer au premier venu. Vous n’en savez pas un peu trop, monsieur ?
— Vous lisez trop de romans d’espionnage mon jeune ami. Il eut un sourire complice : « J’ai des clauses de confidentialité, mais je suis un professionnel et j’ai pris mes précautions. De toute façon, je ne vous ai jamais rencontré. »
— Admettons. Alors vous avez certainement quelques bricoles à me révéler, des petits secrets d’État, le genre de choses que l’on cache aux médias. Tenez : la reddition des rebelles ukrainiens il y a trois ans. Je suis sûr que vous y étiez ! Il eut de nouveau le même sourire :
— Bien sûr. Mais c’était une affaire simple : trois à quatre jours et enlevé. Par contre le pactole versé personne n’en a parlé.
— Ouais ! Je me doutais bien de quelque chose comme ça. Mais dites-moi, si une affaire aussi embrouillée est une affaire simple, c’est quoi un truc difficile pour vous ?
— Oh ! La plupart des négociations internationales le sont. Il faut ménager la chèvre et le chou. Il but une gorgée qu’il ponctua d’un claquement de langue approbateur. « Par exemple, le partage de la base Kepler entre Américains et Européens : interminable ! Et les dédommagements payés aux Chinois il y a dix ans quand les Russes ont obtenu la direction générale de l’OMC ! »
— Ah bon ! Je croyais qu’ils étaient d’accord.
— Bien sûr qu’ils l’étaient, après six semaines de palabres avec des postes clefs dans les administrations onusiennes et pas mal d’autres petites choses. Il se redressa, examina pensivement les glaçons au fond de son verre. Le bar s’était vidé et même le serveur avait disparu sans que je ne m’en aperçoive. Seule la réception plus loin restait un peu animée. L’homme reprit lentement : « Cela dit, il y a eu pire, bien pire. »
J’attendais un peu, puis questionnais :
— Pire ? Que voulez-vous dire ? Il me regarda et poursuivit lentement :
— Vous souvenez-vous des Aliens, cher monsieur ? Je le regardais, soudain tendu et excité :
— Les extraterrestres ? Mais tout le monde s’en souvient évidemment. Ne me dites pas que vous les avez rencontrés ! Il se contenta de lentement hocher la tête. Incrédule, je parvins tout de même à bredouiller : « Mais c’était hyperprotégé, top secret, verrouillé. Tout était filtré ! C’est tout juste si on en a eu une vague image sur les médias ! »
— Je vous l’ai dit, je n’interviens que sur les gros coups.
Je n’en revenais pas.
— Vous avez approché ces créatures ! Mais pourquoi ? Il n’y avait rien à négocier. Ce n’était qu’un premier contact avec de simples échanges scientifiques, paraît-il.
Il se cala dans son fauteuil et reprit, manifestement content de son effet.
— C’était en fait bien plus compliqué que cela, mon cher. Les informations laissées à la presse n’étaient que des bribes : un contact de troisième type avec une espèce intelligente extraterrestre, des échanges limités et prudents, peu de communications possibles du fait des différences culturelles majeures et en définitive le statu quo depuis plusieurs années. Ça, c’est la façade.
Il me laissa mariner une petite éternité avant d’enchaîner sur un ton neutre : « Voulez-vous savoir ce qui s’est réellement passé ? »
La vérité sur ces mystérieux extraterrestres ! Mille rumeurs plus extravagantes les unes que les autres circulaient sur eux ! Certains racontaient qu’ils étaient repartis définitivement, bien sûr sans laisser d’adresse, ou au contraire qu’ils vivaient parmi nous, pour nous étudier ou pour nous envahir. Beaucoup sur les réseaux prétendaient même qu’ils n’avaient jamais existé et que ce n’était qu’un complot de plus pour distraire la planète des vrais problèmes. Évidemment que je voulais savoir ! J’acquiesçais, la bouche sèche et il reprit sur un ton posé :
— Vous vous souvenez sans doute qu’un groupe d’Aliens a contacté la Terre il y a cinq ans. Une délégation terrestre entourée d’une équipe de scientifiques les a rencontrés sur une base lunaire, près de la Tranquillité. Jusque-là, tout est vrai. Après on a simplifié. En fait, on s’est rapidement aperçu qu’on avait très peu de choses en commun. Heureusement, nos métabolismes semblaient voisins et ils pouvaient respirer notre atmosphère. À moins qu’ils ne se soient adaptés pour la circonstance, on n’a jamais su. Ils étaient très susceptibles et n’ont pas apprécié les scanners qu’on avait dissimulés dans les couloirs d’accès. Leur aspect était nettement moins agréable que ce qui a été diffusé et on a dû retravailler les bandes pour les rendre plus sympathiques. Peu importe. Pour le langage, ils nous comprenaient très bien et s’exprimaient par leurs évents avec un drôle d’accent du sud. Nous en revanche, nous n’avons jamais réussi à déchiffrer les vibrations énigmatiques de leurs palpes dont ils se servaient pour commu***r. Et ce n’est pas faute d’avoir essayé !
— Mais vous, comment vous êtes-vous retrouvés dans cette affaire ?
— J’y venais. Il est apparu très vite qu’ils venaient nous évaluer et estimer l’intérêt que cette curieuse petite race isolée sur sa planète présentait pour eux. Ils ne nous ont fait quasiment aucune confidence. Nous n’étions même pas sûrs de savoir d’où ils venaient. D’un système de l’Éridan sans doute et non pas de Véga ou de Sirius comme il a été dit. Ils possédaient manifestement un niveau scientifique et une technologie sans commune mesure avec les nôtres. Par exemple, ils ont édifié en une nuit une porte qui a intrigué les experts durant plusieurs jours. Et puis on a compris qu’il s’agissait d’un système de téléportation. Rien de moins. Je ne vous décris pas l’ambiance. Aussi le but des politiques a-t-il été rapidement de récupérer toutes les retombées possibles. Il s’agissait de négocier et c’est là que je suis intervenu.
— Incroyable !
— Ce qui était incroyable, c’était la psychologie de ces créatures. Durant les quatre premiers mois de rencontres quotidiennes, je n’ai pas réussi à savoir ce qui se passait derrière leurs grands yeux sombres. Ils nous rencontraient à trois, rarement plus, nous écoutaient le plus souvent, parlaient peu, très calmes, insondables. Ils se ressemblaient beaucoup, mais j’étais parvenu à en reconnaître au moins deux que j’avais surnommés Groucho et Zeppo. Ils ne semblaient suivre aucune logique, humaine tout au moins, et étaient totalement imprévisibles. Nous leur montrions les principales ressources de la planète, nos découvertes scientifiques, nos réalisations tech***s. Ce qu’il fallait c’était les intéresser, trouver quelque chose qu’ils n’aient pas et que l’on pourrait troquer. Nous étions des Indiens à l’arrivée de Christophe Colomb. Mais eux manifestement avaient tout. Sauf bien sûr l’imagination et l’humour. — Que voulez-vous dire ?
— Ils fonctionnaient apparemment sur un mode très pragmatique, sans improvisation, sans passion. J’ai été rapidement frappé par leurs difficultés à manipuler l’irrationnel, les idées générales, le subjectif. Comment discuter avec des créatures pareilles ! Nous piétinions avec le sentiment pénible qu’ils s’ennuyaient fermement. Honnêtement, j’étais à deux doigts de penser qu’ils allaient partir sans adieu, comme ça, un beau matin, après avoir rasé la planète avant leur départ par lassitude.
— Vous avez donc échoué ?
— Échoué ! Vous pensez sans doute, mon jeune ami, que les petites merveilles qui sont apparues miraculeusement ces dernières années : fusion nucléaire, hypogravité, piles supraconductrices, sont sorties toutes chaudes de nos laboratoires ? Et que notre implantation sur Mars toute récente est un grand triomphe de la technologie terrienne ?
— Vous voulez dire que…
— Je veux dire que nous avons obtenu de quoi occuper nos chercheurs et nos techniciens pour des décennies et que bien des innovations qui vous entourent sont de petits cadeaux de nos amis d’Éridan. — Je ne vous crois pas !
— Libre à vous. Mais réfléchissez tout de même. Toutes ces découvertes, dans tant de domaines, en quelques mois, après des décennies de vaines recherches, tout de suite bien au point et directement applicables cela ne vous parait pas étrange ?
Il me regardait d’un air narquois, comme heureux d’un bon tour. Un couple passa devant la réception en discutant, troublant un instant le silence du grand hall. J’articulais péniblement :
— Mais alors, vous avez trouvé une monnaie d’échange ?
— Eh oui ! In extremis et un peu par hasard je dois le reconnaître. Il finit son verre d’un trait, s’installa plus confortablement dans son fauteuil, prenant son temps, comme pour me faire languir un peu plus et poursuivit :
— Un soir tard je suis appelé d’urgence. Les Aliens me réclament. Il ne devait être pas loin de minuit, mais ces bougres n’avaient aucun sens des horaires. J’arrive précipitamment dans la salle de réunion, me demandant ce que j’allais pouvoir in***r et là, problème : il en manquait un ! Groucho. Nous étions paniqués : les autres s’agitaient un peu et nous risquions l’incident diplomatique à l’échelle interplanétaire. Cette base est une vraie ville, avec près de mille permanents, sans compter les effectifs scientifiques et de sécurité supplémentaires. Il a fallu une bonne heure pour trouver cet empoisonneur. Et vous savez où ?
— Comment pourrais-je ?
— Dans la salle de cinéma ! Et il appuya son affirmation d’une tape sur la table.
— La salle de cinéma ?
— Parfaitement ! La base possède un petit hôpital, un terrain de sport et une salle de cinéma. Une vraie, avec un grand écran blanc et de profonds fauteuils où nous avons retrouvé Groucho, confortablement installé devant un film.
— Et il passait quoi ? demandais-je timidement.
— Un film des années cinquante. Un vieux truc de ciné-club « Rio Bravo ». Comment et pourquoi il avait été programmé ce soir-là, je ne l’ai jamais su.
— Et qu’avez-vous fait ?
— Et bien nous avons attendu patiemment la fin du film. Il paraissait captivé, ne quittant pas l’écran des yeux, avec une lueur dans le regard que je ne lui avais jamais connue. Il a ensuite rejoint ses compagnons et palabré longuement avec eux. Je ne les avais jamais vus agités à ce point. L’un d’eux nous demanda ce que c’était et à quoi cela servait et nous avons compris qu’ils n’avaient aucune idée de ce qu’était un film auparavant et n’en avaient aucun équivalent chez eux. Groucho a demandé à le revoir et nous avons tous assisté à la projection.
C’était surnaturel : trois extraterrestres aux formes improbables, émissaires d’une civilisation supérieure épanouie à des dizaines d’années-lumière, contemplant, fascinés, un vieux western. Ces êtres supérieurement intelligents, maîtres d’une immense technologie n’avaient jamais conçu de fictions et suivaient les péripéties de John Wayne et Dean Martin.
— Mais comment est-ce possible ?
— Je vous l’ai dit. Bien que très efficaces, leurs processus évolutifs ne les ont pas dotés de ce qui paraît si banal chez l’homme : l’imagination, de puissantes capacités de création abstraite, la faculté d’appréhender instantanément des situations fictives comme une réalité, bref d’in***r des histoires inutiles. Les légendes, les contes, les romans, le cinéma ont toujours tellement fait partie de la nature humaine que nous avons oublié que ces qualités n’étaient pas nécessairement universelles. Ces êtres ont de grosses difficultés à manipuler ce qui n’est pas concret et la confrontation brutale à des récits structurés mais virtuels les a déstabilisés et en définitive passionnés.
— Incroyable !
— Et inespéré ! Ils ont demandé à inspecter le système de projection et bien sûr je leur ai fait tout de suite cadeau des bobines. Et comme ils avaient le sens du troc, ils sont revenus le lendemain avec un petit bâton translucide qui s’est révélé être une sorte de mémoire où étaient enregistrés trois démonstrations différentes du théorème de Fermat et le principe de fonctionnement d’un moteur io*** puissant. Bien sûr nous étions enthousiastes : nous les tenions. Et puis nous ressentions au fond de nous une certaine fierté à posséder enfin quelque chose que ces puissants Aliens, distants et un peu méprisants n’avaient pas : le cinéma ! Et là, les réserves étaient immenses. Déjà, j’avais demandé l’inventaire des stocks de la base. Hormis quelques documentaires nous disposions d’une vingtaine de bons films et nous avons demandé de nouveaux titres en urgence.
— Que vous avez échangés, je suppose.
— Bien sûr ! Mais au début ils pensaient que ce film était u*** et j’ai dû les convaincre que nous en avions créé beaucoup d’autres. Prudemment nous leur avons passé dans un premier temps des westerns, car évidemment nous ne connaissions pas leurs goûts : « Impitoyable », « Quand le train sifflera trois fois » et « Il était une fois dans l’Ouest ». Et le miracle s’est reproduit : ils ont adoré.
— Oui, sont de bons films.
— Comme je n’avais rien d’autre sous la main, il a bien fallu que j’essaye d’autres choses et je me suis aperçu qu’ils étaient éclectiques. Ils ont aimé particulièrement les comédies musicales, les thrillers, les Woody Alen. Ils ont même vu trois fois « Alien » ! J’étais devenu incollable sur le sujet. Quant aux films comiques, je n’ai jamais bien su ce qu’ils y trouvaient, mais je leur ai donné de vieux Charlots et pas mal de films français. Il écarta les bras en s’étirant :
— Quoiqu’il en soit, nous leur avons donné le maximum pellicules. Et nous avons fait une sacrée moisson de petits bâtons, croyez-moi !
— Et depuis ?
— Nous avons une sorte d’accord. Nous leur passons régulièrement nos productions. Nos réalisateurs ont désormais une audience bien plus large qu’ils ne le pensent.
Il eut un petit rire et fini son verre.
J’étais perplexe. Cette histoire était totalement invraisemblable, mais je devais bien admettre que le personnage était convaincant.
— Tout cela est vraiment extraordinaire. Je ne sais pas si je dois y croire.
— Comme vous voulez ! Je vous l’ai dit, cher ami, demain je ne vous connaîtrai plus. Suivez mon conseil, oubliez cette histoire. Bon, il est décidément très tard et j’ai une grosse journée demain. Il se leva et ajusta son veston :
— Merci pour le verre. Il me serra la main en m’adressant un léger clin d’œil et se dirigea vers le hall des ascenseurs où il disparut.

Je ne l’ai jamais revu. Sauf peut-être longtemps après, à peine distinct, sur la photographie d’un magazine, juste derrière un groupe de chefs d’État prise lors d’un important sommet. Mais était-ce bien lui ?
Quant à moi, je vais toujours beaucoup au cinéma. Mais, je dois l’avouer, depuis, je ne regarde plus les films tout à fait de la même façon.

 

 


 

 

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