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thomcindy
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01/04/2020 à 00:09:46
sachianne
Le Pont-Neuf est le plus vieux pont de Paris !...
31/03/2020 à 20:50:57
viesyl
bonne fin de soirée bisous
31/03/2020 à 20:33:38
caky-26
Rooo le pauvre petit éléphant qui...
31/03/2020 à 17:58:59

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danymanou a 84 points de bonté.

danymanou
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222
Gardienne de l'arbre

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Pourquoi les éléphants ne parlent-ils pas ?

Autrefois, il y a très longtemps, les éléphants savaient parler. Comment perdirent-ils ce savoir ? Écoutez, et tirez leçon, si possible, de leur histoire.

Un jour, le chef des éléphants sentit que sa mort approchait. C’était un puissant et très intelligent chef, que tous craignaient et respectaient.

Il alla lentement, au prix de gros efforts, au bord du fleuve, loin des autres éléphants, il était très triste : il pleurait, se dressait un instant, baissait la tête, regardait le ciel, criait…

Or, Mufioti, un jeune éléphanteau, se lavait dans le fleuve près de sa mère, en jouant dans l’eau et entendit des barrissements de désespoir.

— Maman, dit-il, j’entends gémir l’un des nôtres, nous devons aller voir pourquoi il se plaint. Sais-tu ce qui se passe ?

— Mon enfant, ne t’en mêle pas.

Les lamentations continuaient

— Mais, Maman, n’entends-tu pas ces cris déchirants ? Va, demande, console !

— J’ai reconnu, Mufioti, celui qui sanglote ainsi, c’est notre chef Munzoki, il est très âgé, je pense que sa mort est proche. Pleurer de peur ou se lamenter lorsqu’on souffre est honteux, surtout pour un chef. Mais comment réagirions-nous, affaiblis par les ans, dans les mêmes circonstances ? Je ne veux pas l’humilier, je l’ai toujours admiré. Voir l’un de nous venir comme une mère attentive, l’assister dans cette extrémité blesserait sa fierté, aggraverait sa peine. Ne t’en occupe pas.

— Mère, tu te trompes, je connais Munzoki, je sais qu’il ne craint rien, et supporte les pires douleurs sans gémir. Il ne peut pleurer que pour une raison grave. Je veux savoir, je veux l’aider si je le puis. Il sera heureux de me voir.

Et Mufioti partit en courant lourdement dans la direction des cris.

Sa mère ne chercha pas à le rattraper, elle savait que son poids d’adulte l’en empêcherait, et, aussi, elle pensait que, peut-être, son fils avait raison, et elle ne voulait pas réprimer chez lui un élan généreux.

Mufioti trouva rapidement Munzoki

— Maître, bonjour, je te salue, grand chef. Qu’arrive-t-il ? Je suis jeune, je cours vite, je puis peut-être me rendre utile.

Le chef le regarda.

— Merci beaucoup, enfant d’être ici. Écoute-moi.

Le remords m’étreint, j’ai vécu égoïste, j’ai gardé mon savoir, un très vaste savoir, et, maintenant que la mort approche, je comprends que tout se perdra, c’est un malheur immense. Je fus un éléphant mauvais, un chef indigne.

— Mais, Munzoki, vous êtes encore en vie, ne perdez pas un temps précieux, transmettez ce que vous savez.

— Enfant, tu me redonnes de l’espoir. Mais qui voudra m’écouter ?

— Si vous le voulez bien, je serai heureux d’être votre élève. Je comprends vite, j’aime m’instruire.

— Est-ce vrai ? Tu acceptes donc de m’écouter ? Mais c’est merveilleux !

Le grand chef retrouvait quelques forces à l’idée qu’un éléphanteau l’écouterait, qui donnerait ensuite toutes ces sciences aux autres.

Il enseigna à Mufioti beaucoup de choses extraordinaires : comment prévoir le temps en examinant les nuages et le sens du vent et d’autres signes plus ténus propres au pays.

Il lui apprit le langage du tam-tam qui permet aux hommes de commu***r d’un village à un autre. Ainsi ils savent qu’un troupeau approche, avant même de le voir. Il lui enseigna le langage de la fumée, qui peut porter bien plus loin, mais qu’un curieux indésirable ou un ennemi clairvoyant localisera facilement. Il lui apprit la langue des hommes, il croyait n’en connaître qu’une, or il parlait un mélange incorrect et incomplet, mais qui contenait la plupart des termes qu’utilisent les chasseurs.

Il savait les saisons, certains vols d’oiseaux nous renseignent, et l’état des grandes graminées de la savane. Les déplacements du troupeau doivent tenir compte de ces variations, car la nourriture sera, suivant l’époque, abondante en une place ou en une autre.

Il lui apprit à reconnaître et à utiliser les plantes qui guérissent et à se défier de celles qui sont toxiques.

L’éléphanteau l’écoutait attentivement, enregistrant tout et lorsque Munzoki, voulant vérifier que son élève assimilait son cours, l’interrogeait, le vieil éléphant se félicitait de l’extraordinaire chance qui avait conduit ce petit auprès de lui. Et, joyeux, il disait : je me sens bien mieux. Et Mufioti qui le voyait toujours bien fatigué répondait : ton intelligence est merveilleuse !

— Ce n’est encore rien, répondait le vieux chef. Le dernier savoir est la plus grande richesse. J’aime fixer dans ma mémoire certains faits, et en disposer jusqu’à la fin de ma vie. Je suis capable d’emmagasiner beaucoup dans ma tête, mais c’est tout de même insuffisant et, parce que j’ai beaucoup réfléchi, j’ai découvert une idée remarquable, dont je suis très fier, je l’avoue.

Écoute : je trace des lignes sur le sable, avec un petit bâton, à l’abri du vent, de la pluie et des bêtes et quand je les regarde je sais les paroles que j’ai ainsi mises dans la mémoire du sable.

Cet éléphant avait découvert l’écriture. Il expliqua le principe des associations de lettres : la voyelle et la lettre qui sonne avec elle, la consonne, il écrivit devant l’enfant, qui, attentif, passionné, l’écoutait. Munzoki interrogea souvent l’éléphanteau afin de vérifier que celui-ci comprenait.

— Dis-moi ce que tu sais.

Et Mufioti répondait avec précision.

— Quand je trace ces lignes, je dis que j’écris. Voici le A, cette lettre est le O celle-ci le N

Mais je suis très fatigué, et je souffre beaucoup. Je n’ai plus le temps de t’apprendre la forme de toutes les lettres, tu peux choisir toi-même de belles lignes, des dessins adaptés, car je ne pourrai pas continuer longtemps mon enseignement.

Maintenant, dit-il encore, je puis mourir en paix, je suis heureux, tu m’as permis de réparer mon impardonnable faute. Merci, j’envie les parents qui t’ont donné la vie !

Le vieux chef s’allongea sur le sable, ferma les yeux, et mourut.

Mufioti partit vite chercher les autres éléphants, il leur expliqua : Amis, le Munzoki est mort, c’est un grand malheur ! Mais il m’a donné un enseignement, et je vous le transmettrai, comme il m’en a prié. Oui, à mon tour, j’enseignerai.

Les éléphants répondirent : aujourd’hui, le chef est mort, nous devons pleurer. Nous devons prier pour lui.

Le jour qui suivit, l’enfant s’éveilla tôt.

— Maintenant, écoutez-moi, je sais ce que le chef m’a dit, ce sont de merveilleuses connaissances

— Aujourd’hui, nous sommes fatigués.

Chaque jour, Mufioti dit : c’est une grande richesse, je sais les lignes pour ne rien oublier.

Les éléphants répondaient : demain

L’enfant dit à sa mère : Maman, écoute-moi.

— Je dois d’abord faire mon travail, répondit-elle.

Il demanda à son père :

— Ecoute.

— Mon enfant, j’ai pêché hier matin, et hier après-midi, je veux me reposer à l’ombre d’un arbre et bavarder avec les autres éléphants, je veux écouter le chant des oiseaux, qui m’émeut.

— Alors, demain, tu m’écouteras ?

— Oui, mon enfant, demain. Mais le lendemain, quelque autre occupation l’emportait. Mufioti ne renonçait pas, il vantait ce savoir immense.

— Plus tard, plus tard, répondaient ses interlocuteurs.



Un jour, un chasseur tua Mufioti.

Les autres éléphants regardèrent son corps inerte et ils éprouvèrent une grande peine et une violente honte. Chaque éléphant pensait ; cet enfant voulait nous donner une grande richesse, je ne fus pas courageux, j’avais peur de réfléchir, et d’en ressentir ensuite de la fatigue. Et je ne sais pas ces choses merveilleuses qu’il nous voulait apprendre. Je ne sais que dire !

Et ainsi les éléphants, emplis de honte, ne dirent rien. Ils ne parlèrent plus, si bien qu’ils ne savent plus parler.

Cette histoire nous donne cette règle : si tu sais quelque chose d’intéressant, enseigne-la aux autres hommes, si tu peux apprendre quelque chose, profites-en : remercie, saisis, prends.

C’est une leçon pour les enseignants et les élèves, pour ceux qui détiennent un secret de fabrication aussi et tous les hommes. La nature donna la parole aux éléphants, ils ne voulurent pas de richesse supplémentaire, c’est pourquoi la nature leur reprit la parole.

Les hommes doivent construire des savoirs, se les transmettre, et en ajouter toujours, et saisir tout ce que Dieu leur offre de nouveau.

Enfants, faites tout ce que vous pouvez de bon, pour vos parents, vos frères et vos amis, pour vous-même, et pour les autres hommes de votre pays, ou de la terre entière.

 

Prochaines dates :

 

 Du 13 au 19 avril 2020

 Du 18 au 24 mai 2020

 Du 15 au 21 juin 2020

 Du 20 au 26 juillet 2020

 Du 17 au 23 août 2020

 Du 14 au 20 septembre 2020

 Du 19 au 25 octobre 2020

 Du 16 au 22 novembre 2020

 Du 14 au 20 décembre 2020

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