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"No time to die."


 

Tout disparait sur mon wattpad, comme à son habitude

 

Cela commence à faire un certain temps que je ne suis pas venue ici, de manière générale. J'ai délaissé un peu l'ordinateur, Internet, et tout ce qui s'en suit. Je me suis concentrée sur les choses présentes, sur mes partiels aussi, puis les fêtes de Noël, donc la famille. Le nouvel an, donc les amis, tout ça tout ça. Pour la première fois, j'ai vu mon copain. Car oui, c'est une relation à distance. Une relation récente, mais distance. Pas en distanciel à cause du COVID non, simplement à distance. Disons qu'il habite à l'autre bout de la France et que ça fait sacrément loin de chez moi. Mais grâce au TGV, ça va vite. Bien plus vite. Bien qu'il reste beaucoup d'heure de route.  Comment vous dire que connaître quelqu'un dans la vraie vie et à distance s'avère bien différent. Bien plus différent. Lorsque je l'ai vu, je n'ai pu m'empêcher de trottiner dans sa direction pour me jeter dans ses bras. Après, une fois dans ses bras, c'est à ce moment là que j'ai réalisé qu'il était enfin là. Présent. Qu'enfin ces fichus kilomètres ne nous séparaient plus. Que nous étions là, l'un dans l'autre. J'avais ma tête contre sa poitrine, et je pouvais entendre son coeur battre. Et j'ai fermé les yeux. Qu'est-ce qu'il sentait bon. Je sentais son parfum, son odeur, pour la première fois. Après, je me suis demandée si ce n'était pas un peu trop rapide pour se prendre l'un et l'autre dans les bras. Peut-être que j'étais trop précipitée, impatiente aussi. Peut-être que nous aurions du d'abord se regarder, pour ensuite se prendre dans les bras. Non. Je me suis jetée dans ses bras, ralenti le ryhtme de mes pas lorsque j'ai compris qu'il était inutile de courir ainsi, et je me suis blotti dans ses bras. Une fois contre lui, j'ai relevé la tête pour le regarder enfin. Dans les yeux. De mes propres yeux, et pas à travers une caméra. J'ai vu la couleur de son iris. J'ai vu ses tâches de rousseur sur son visage de près, même si le masque cachait une grande partie. Et j'ai enfin constater sa taille. 1m93 ça ne passe pas inaperçu. Il était si grand. Et je me suis sentie si insignifiante à côté de lui. Tellement petite et ridicule. Le genre de personne tellement fragile... Celle qu'on touche à peine et qui s'abîme. Celle qu'on touche à peine et qui se brise. Je me suis sentie si fragile dans ses bras. Et d'un autre côté, sa taille m'a rassurée. Il était rassurant. Protecteur. Et si doux. Je me sentais si bien dans ses bras. Qu'importe ce qui pouvait arriver, rien ne m'arriverait si je restais contre lui. Le monde pouvait exploser, la Terre pouvait sombrer, pour rien au monde je n'aurais quitté ses bras, son torse. Son coeur.

Après ce grand moment, on s'est regardé et puis on a prit un ticket de tram. Rien de plus banal que ça. Je n'arriverais toujours pas à y croire. Mon copain était enfin là. Il était là, devant mes yeux. Et bordel de dieu, ce qu'il était beau. D'un autre côté, je n'avais aucune idée de quoi dire. Quoi raconter pour briser la glace. Non rien. Aucun mot ne sortait de ma bouche, et j'étais fixée sur lui. Admirative.

Puis la semaine est passée. Un peu trop vite à mon goût. Une prise de tête. Nous avons failli rompre. Parce que ce n'était pas quelque chose d'acceptable. Finalement, je lui ai laissé une seconde chance. Une seconde possibilité de me faire pleurer, et de me briser. Mais je lui fais confiance. Parce que je crois en lui. Qu'il croit en moi. Alors, on peut dire que nous pouvons croire en nous ?

La fin de la semaine est arrivée trop vite. Comme une balle qu'on reçoit en plein coeur, dans le dos. Comme si nous l'avions pas vu arrivé, pourtant, on le savait. Et quand il est parti, ça m'a fait comme un déchirement au coeur. J'ai eu l'impression que mon univers se décomposait autour de moi. J'ai eu l'impression qu'on m'arrachait du coeur une épine que j'aurais préféré garder. Une partie de moi. Lorsqu'il est monté dans ce train, j'ai cessé de sourire. Mes larmes ont coulées et j'ai compris que je l'aimais réellement. Qu'en ces quelques jours, je me suis attachée énormément. Plus ce que je n'aurais pu l'imaginer. Et j'aimerais qu'il reste à mes côtés pour l'éternité. Je voudrais qu'il soit toujours près de moi lorsque je vais dormir. Qu'il me garde dans ses bras, qu'il me fasse des papouilles dans les cheveux. Que ma tête reste collée à sa poitrine, sentant les battements de son coeur irréguliers. Je voudrais sentir sa chaleur réchauffé mon corps si froid. Mes mains gelées, mes pieds de glace. Je voudrais qu'il reste pour l'éternité avec moi et que nous ne fassions qu'un.

Lorsqu'il est parti, une part de moi est parti avec lui. Dans ce train. Et aujourd'hui, je me sens terriblement seule. Mon monde s'est alors écroulée en l'espace de quelques minutes.

Maintenant, je garde mon doudou aux creux de mes bras, respirant son parfum qu'il a laissé. Et ça me fait mal au crâne tellement son parfum est fort dessus. J'ai la tête qui tourne, et pourtant, je ne peux m'empêcher de garder mon doudou dans les bras, en me disant qu'il reviendra me voir. A la fin du mois, il sera là. Si tout se passe bien. J'espère qu'il ne partira plus jamais, même si je sais que c'est impossible. Il me manque déjà, alors que pourtant nous avons passé tellement de temps séparé. Une fois que la distance n'est plus là, remettre de la distance entre nous semble si difficile. J'ai envie de pleurer, mais les larmes ne coulent pas. Les larmes ne viennent pas, mais je sais que je pleurerais bientôt.

Mon appartement est toujours en désordre. Autant en désordre que mon coeur. Il est entré dans ma vie, l'air de rien. Et a ravagé mon coeur. Il a ravagé ma vie. Comme un ouragan viendrait le faire. Et il est parti. Je n'ai pas fait la vaisselle. Je n'ai pas retiré son verre. Et j'ai laissé sa bière vide sur ma table. Tout est resté en état, tel qu'il est parti. Je voudrais qu'il revienne. J'aimerais qu'à n'importe quel moment, la porte s'ouvre et qu'il vienne se blottir dans mes bras. Je suis incapable de ranger les couverts qui trainent. Incapable de jeter sa bière au containeur. Je voudrais que les choses restent ainsi, que rien ne bougent. Je  voudrais figer les choses, nos souvenirs et que le temps cesse de s'écouler. Que rien ne s'efface. Que rien ne disparaisse. Que tout reste intacte.

                                                                                                   A notre mémoire.

C'est à ce moment là qu'on se rends compte qu'il y a un soucis, ou plutôt ce qu'on appelerait un blocage. Lorsque nous restons coincés sur quelques détails qui peuvent, de premier bord, être anodins. Mais lorsque nous prenons réellement le temps de s'y attarder, de consacrer quelques minutes d'intérêt, ces minutes se transforment en des heures. Ces objets qui ne sont que des choses matérielles prennent alors un tout autre sens, et ils deviennent importants. Ces choses du quotidien qui nous embarrassent et qui nous embêtent plus qu'autre chose, deviennent aujourd'hui des choses que nous souhaitons garder. Avec nous, devant nous. Pour se rappeler et se souvenir des moments passés à deux. Cette bière que tu as bu cul sec pour ne pas la gaspiller, même si tu n'en avais plus envie. Cette idiote de bouteille qui traîne encore sur la table, mais qui ne parvient pas à se mélanger à toutes les autres bouteilles en verres, dans mon carton de verre. Celle qui reste sur le carreaux, et qui est là. A croire qu'elle me fixerait avec ses vilains yeux, alors que c'est moi qui la dévisage au loin, depuis mon lit-canapé. Celle qui ne peut me regarder, ni même parler, ni même bouger, parce qu'elle n'est qu'une bouteille en verre; et qu'elle n'est encore moins vivante. Et pourtant, je suis incapable de la mettre avec les autres. De la ranger avec les autres. Parce qu'au fond de moi, j'essaie de mettre le temps sur pause bien que ça ne soit impossible. Et que ça me rappelle que c'est hier que tu es parti, et que demain tu reviendras, que tu seras là. Même si cette bouteille traîne sur cette table carrelée depuis maintenant plusieurs jours, elle reste le témoin que tu es passé. Bien que ce n'est pas la seule chose qui témoigne de ton passage. Mais c'est un témoin matériel. Parce qu'une chose est sûre, tu es passé et tu as ravagé mon coeur. Et ça me fait terriblement peur rien qu'à l'idée de savoir qu'on peut aimer autant. Et ça me fait doublement peur de savoir que je peux être vulnérable. Et qu'à n'importe quel moment, tu peux partir, et me laisser. Mais c'est un risque que je prends. C'est un risque qui vaut la peine d'être pris. Je baisse ma garde, j'enlève mon armure, et je suis nue. Face à toi, face aux risques. Face au monde. Et je pense que c'est ça de vivre, c'est de prendre des risques, de faire face à ses peurs, et de mettre un pied en avant. Se jeter à l'eau. Et tant pis, si ça ne marche pas, si je ne parviens pas à nager ou flotter, tant pis si je coule. Parce que je sais que j'aurais vécu sincèrement, éperdument, et follement amoureuse. Quitte à me perdre. J'aurais tout le temps pour me reconstruire. Pour gravir des montagnes. Une fois déjà fait, je le referais si nécessaire. Mais c'est avec toi que je gravirais ces montagnes. Car seule, je serais incapable d'atteindre le plus haut sommet. Je ferais inévitablement une crise d'asthme, et tu seras le seul à pouvoir me porter sur tes épaules. Tu es mon pilier, et je suis le tiens. Tu es à la fois ma force et ma faiblesse. Ma plus grande faiblesse.

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